REGLEMENTS DE COMPTES
Dès le début de ma carrière, c'est-à-dire en 1960, mes divers éditeurs et moi-même,
avons régulièrement fait parvenir, comme il se doit, les parutions discographiques et papier me concernant.
Certains envois le furent accompagnés d’une dédicace personnalisée et toujours justifiée.
Depuis ce temps, aucun producteur, réalisateur, programmateur, critique responsable de rubrique n’en a jamais accusé réception,
hormis ponctuellement l’hebdomadaire TELERAMA. Grâce lui en soit rendue !
Dans ces milieux professionnels, il semble que la politesse y soit inconnue.
Il est vrai que les « gardes rapprochées » s’arrogent souvent le droit de juger, en lieu et place des véritables destinataires, de l’intérêt des œuvres.
C’est certainement aussi un bon moyen d’éliminer, au profit d’autres, toute concurrence éventuelle.
Mais les affaires sont les affaires car les vinyles, cassettes, cd et bouquins écartés, vous les trouvez en vente aux puces et sur les brocantes,
pour le bonheur des revendeurs et des collectionneurs.
Rien ne se perd !
A cela, rajoutez, en ce qui me concerne, une certaine période où je fus interdit d’antenne sous notre bien aimé président Pompidou.
Ce parcours, largement partagé avec d’autres, est semblable à la remontée des rivières par les saumons confrontés aux pécheurs, aux barrages et aux ours !